« Des mois de bonheur ... la chute lente ... Et un jour on se retrouve a jouer seul. L'autre retires ses billes, reprend ses cartes, et vous restez là comme une conne, devant une partie inachevée... A attendre. Parce que vous ne pouvez faire que ça, attendre. Cesser d'attendre, ça voudrait dire que c'est fini.
Vous attendez en vain qu'il relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le courant de la partie.
Mais vous avez perdu.
Moi, j'ai perdu.
Non, je suis perdu.
Je l'aime ... Tout le temps, toujours, à en crever. Je l'aime endormi ou déprimé, je l'aime même coké, abruti, dégradé. Il réussissait, je ne sais pas comment, à rester tellement pur dans les situations les plus dégradantes que j'avais envie de me mettre a genoux devant lui. »
Vous attendez en vain qu'il relance les dés, vous pensez qu'il vous reste des cartes maîtresses que vous n'avez pas encore abattues, et qui changeront le courant de la partie.
Mais vous avez perdu.
Moi, j'ai perdu.
Non, je suis perdu.
Je l'aime ... Tout le temps, toujours, à en crever. Je l'aime endormi ou déprimé, je l'aime même coké, abruti, dégradé. Il réussissait, je ne sais pas comment, à rester tellement pur dans les situations les plus dégradantes que j'avais envie de me mettre a genoux devant lui. »
[Hell - Lolita Pille]

